{"id":2427,"date":"2023-11-29T09:00:19","date_gmt":"2023-11-29T08:00:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rumexperts.vet\/?post_type=training&#038;p=2427"},"modified":"2024-03-16T08:25:52","modified_gmt":"2024-03-16T07:25:52","slug":"savoir-etre-patient-pour-ameliorer-la-fertilite","status":"publish","type":"training","link":"https:\/\/www.rumexperts.vet\/en\/training\/savoir-etre-patient-pour-ameliorer-la-fertilite","title":{"rendered":"SAVOIR ETRE PATIENT POUR AMELIORER LA FERTILITE"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container has-pattern-background has-mask-background nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap\" style=\"max-width:1248px;margin-left: calc(-4% \/ 2 );margin-right: calc(-4% \/ 2 );\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><p>CONTEXTE<\/p>\n<p>Classiquement une p\u00e9riode d\u2019attente (PA) de 40 \u00e0 60 jours est recommand\u00e9e en \u00e9levage laitier. Compte tenu de l\u2019augmentation moyenne de cette production\u00a0 avec les ann\u00e9es, on est en droit de se demander si l\u2019allongement de cette p\u00e9riode ne devrait pas \u00eatre plus syst\u00e9matiquement adapt\u00e9e au niveau de production et cela pour plusieurs raisons\u00a0: (1) Une augmentation de la production s\u2019accompagne d\u2019un risque accru de bilan \u00e9nerg\u00e9tique n\u00e9gatif et donc d\u2019une r\u00e9duction de la fertilit\u00e9\u00a0; (2) cet allongement permettrait d\u2019optimiser la production laiti\u00e8re en fin de lactation et d\u2019assurer avec moins de risques une p\u00e9riode de tarissement de 45 voire 60 jours; (3) Cet allongement permettrait \u00e9galement d\u2019assurer une dur\u00e9e de p\u00e9riode de transition plus optimale et de r\u00e9duire la pr\u00e9valence des pathologies du postpartum\u00a0; (4) le recours plus intensif \u00e0 du sperme sex\u00e9 permet de r\u00e9duire le nombre de g\u00e9nisses de remplacement n\u00e9cessaire et r\u00e9duit l\u2019importance d\u2019une r\u00e9duction de l\u2019intervalle entre v\u00ealages.<\/p>\n<p>Cette strat\u00e9gie d\u2019allongement de la PA pose n\u00e9anmoins la question de ses effets sur les performances de reproduction et de production. Une \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e en Allemagne dans un troupeau de 1092 vaches en lactation, produisant 11.488 kg en 305 jours en moyenne, traites au robot 3,2 fois par jour, et nourries au moyen d\u2019une ration totale m\u00e9lang\u00e9e dont la composition varie en fonction du stade de tarissement ou de lactation. Le tarissement \u00e9tait d\u00e9cid\u00e9 45 jours avant le v\u00ealage ou lorsque la production \u00e9tait inf\u00e9rieure \u00e0 15 kg de lait. Toutes les vaches de cette exploitation font l\u2019objet d\u2019un suivi de reproduction. L\u2019\u00e9tude ne concerne que des vaches qui n\u2019ont pas pr\u00e9sent\u00e9 de pathologies du postpartum telles que dystocie, m\u00e9trites cliniques ou puerp\u00e9rales, endom\u00e9trites.<\/p>\n<p>DONNEES GENERALES<\/p>\n<ul>\n<li>Troupeau allemand de 1092 vaches de race Holstein (11.488 kg de lait en 305 jours).<\/li>\n<li>% de gestation en 1<sup>\u00e8re<\/sup> ins\u00e9mination\u00a0: 32 % et intervalle de v\u00ealage moyen\u00a0: 422 jours<\/li>\n<li>Stabulation libre en logettes<\/li>\n<li>Tarissement de 6 semaines ou si la production est inf\u00e9rieure \u00e0 15 kg durant 5 jours cons\u00e9cutifs.<\/li>\n<li>Traite au moyen de 21 robots de type Lely Astronaut (3,2 traites par jour en moyenne, un robot pour 47 vaches)<\/li>\n<li>Ration mixte m\u00e9lang\u00e9e (ensilages de ma\u00efs, herbe, paille, m\u00e9lasses et concentr\u00e9s, distribu\u00e9e deux fois par jour)<\/li>\n<li>Vaccination annuelle contre l\u2019IBR et troupeau exempt de BVD<\/li>\n<li>Examen journalier des animaux jusque 10 jours postpartum et contr\u00f4le d\u2019involution ut\u00e9rine 40 jours apr\u00e8s le v\u00ealage. Les vaches pr\u00e9sentant des follicules &lt;12 mm mais pas de corps jaune (\u00ab\u00a0ovaires inactifs\u00a0\u00bb) ne font pas l\u2019objet d\u2019un traitement hormonal.<\/li>\n<li>D\u00e9tection des chaleurs par le robot et par le personnel compl\u00e9t\u00e9 d\u2019une vaginoscopie.<\/li>\n<li>Confirmation de la gestation par \u00e9chographie (42 \u00e0 49 J) et par palpation (90 \u00e0 100 jours).<\/li>\n<li>Constitution de trois groupes exp\u00e9rimentaux selon la dur\u00e9e de la p\u00e9riode d\u2019attente de 40, 120 ou 180 jours (135 \u00e0 141 vaches par groupe).<\/li>\n<li>Les animaux pr\u00e9sentant un retard d\u2019involution ou des signes d\u2019infections ut\u00e9rines sont exclus de l\u2019\u00e9tude.<\/li>\n<li>Application du protocole Ovsynch aux animaux qui n\u2019ont pas manifest\u00e9 de chaleurs \u00e0 la fin de leur p\u00e9riode d\u2019attente ou pour lesquels un constat n\u00e9gatif de gestation a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9 lors du constat \u00e9chographique.<\/li>\n<li>Evaluation du score corporel par inspection visuelle et par \u00e9chographie (gras du sacrum) au v\u00ealage et puis \u00e0 15, 30, 45, 60,90, 120,180 et puis tous les deux mois jusqu\u2019au tarissement.<\/li>\n<li>Analyse de la conductivit\u00e9 par le robot. Si cette conductivit\u00e9 est &gt; 70, l\u2019animal fait l\u2018lobjet d\u2019un examen pour identifier la pr\u00e9sence ou non d\u2019une mammite clinique accompagn\u00e9e de signes locaux (lait, pis) et\/ou g\u00e9n\u00e9raux.<\/li>\n<li>Toutes les vaches ont fait l\u2019objet d\u2019un contr\u00f4le mensuel du lait : MG, ur\u00e9e, lactose et cellules,<\/li>\n<li>Prise en compte des lactations d\u2019une dur\u00e9e maximale de 600 jours.<\/li>\n<li>R\u00e9forme des vaches (n=16) si leur production \u00e9tait inf\u00e9rieure \u00e0 15 Kg de lait par jour durant 5 jours.<\/li>\n<\/ul>\n<p>EFFETS SUR LES PERFORMANCES DE REPRODUCTION.<\/p>\n<p>Trois groupes de vaches (Nombre total de 415 vaches de 2,34 lactations en moyenne) ont \u00e9t\u00e9 distingu\u00e9s selon l\u2019intervalle entre le v\u00ealage et la fin d\u2019une p\u00e9riode en-dessous de laquelle les vaches n\u2019\u00e9taient pas ins\u00e9min\u00e9es soit 40, 120 et 180 jours. Il s\u2019agit donc bien l\u00e0 d\u2019une p\u00e9riode d\u2019attente volontaire (PAV) et non pas observ\u00e9e (celle-ci \u00e9tant calcul\u00e9e par l\u2019intervalle entre le v\u00ealage et la premi\u00e8re ins\u00e9mination r\u00e9ellement effectu\u00e9e).<\/p>\n<p>Les figures annex\u00e9es vous pr\u00e9sentent les principaux r\u00e9sultats significatifs de l\u2019\u00e9tude.<\/p>\n<p>Les VIF m\u00e9dians sont respectivement de 92, 148 et 204 jours. La valeur moyenne du VIF a \u00e9t\u00e9 de 148 jours (n=325). De mani\u00e8re tout \u00e0 fait normale, on constate que diff\u00e9rer le moment de la 1<sup>\u00e8re<\/sup> IA allonge cet intervalle. Cependant, l\u2019allongement de la PAV s\u2019accompagne d\u2019une r\u00e9duction de la PR cad du temps puisque ces intervalles sont respectivement de 52, 28 et 24 jours.<\/p>\n<p>Cette r\u00e9duction s\u2019explique de la mani\u00e8re suivante\u00a0:<\/p>\n<p>On observe une r\u00e9duction du d\u00e9lai de retour en chaleurs apr\u00e8s la fin de la PAV quand cette PAV augmente. Cette r\u00e9duction s\u2019accompagne d\u2019une augmentation du % de chaleurs d\u00e9tect\u00e9es au terme des 46 jours suivant la p\u00e9riode d\u2019attente. Rien de plus normal car l\u2019allongement de la PAV contribuent \u00e0 r\u00e9duire significativement le % des vaches en anoestrus pathologique fonctionnel du fait de l\u2019impact moindre d\u2018une BEN m\u00eame si elle n\u2019a pas d\u2019effet sur le % de vaches pr\u00e9sentant un kyste ovarien.\u00a0 Dans le cas pr\u00e9sent, la d\u00e9tection des chaleurs pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme optimale puisqu\u2019elle associait un syst\u00e8me automatique \u00e0 une inspection visuelle et \u00e0 un examen vaginal. Par ailleurs, les vaches non vues en chaleurs ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9es au moyen d\u2019un protocole hormonal de type Ovsynch.<\/p>\n<p>La r\u00e9duction de la PR s\u2019explique \u00e9galement par l\u2019augmentation du % de gestation avec celle de la PAV. Cela se traduit par l\u2019augmentation du % de vaches gestantes au terme des 46 jours suivant la fin de la PAV et d\u2019une r\u00e9duction significative de l\u2019index de fertilit\u00e9 et du % de vaches non gestantes apr\u00e8s 3 IA (NS).\u00a0 Cette r\u00e9duction est \u00e9galement la cons\u00e9quence du faible % de mortalit\u00e9 embryonnaire\/f\u0153tale (comprise entre 1 \u00e0 3,9 %). Il est vraisemblable par ailleurs que la syst\u00e9matisation d\u2019un constat pr\u00e9coce de gestation (42 \u00e0 49 jours) a pu \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 r\u00e9duire la dur\u00e9e du VIF. Les auteurs de l\u2019\u00e9tude ont \u00e9galement observ\u00e9 une augmentation NS du % de r\u00e9formes chez les vaches dont la PAV \u00e9tait de 180 jours. La production laiti\u00e8re n\u2019y est pas \u00e9trang\u00e8re. Cet allongement de la PAV a eu \u00e9galement d\u2019autres effets indirects\u00a0: il s\u2019est traduit par une r\u00e9duction tr\u00e8s nette du nombre de traitements hormonaux inducteurs des chaleurs. Ainsi, le nombre de protocoles Ovsynch utilis\u00e9s par 10.000 kg ECM de lait est pass\u00e9 de 25,1 dans le groupe 40 \u00e0 7,1 et 5,9 dans les groupes 120 et 180. Il s\u2019est \u00e9galement traduit par la r\u00e9duction de 30 \u00e0 35 % d\u2019ins\u00e9minations par 10.000 kg ECM de lait dans les groupes 120 et 180 par rapport au groupe 40.<\/p>\n<p>QUELQUES CONCLUSIONS<\/p>\n<p>L\u2019interpr\u00e9tation des observations implique de garder en m\u00e9moire qu\u2019elles concernent des vaches produisant 11.488 kg de lait en 305 jours et que la production m\u00e9diane de lait au 3<sup>\u00e8me<\/sup> contr\u00f4le (J79 \u00e0 J104) \u00e9tait de 39,9 kg de lait. Les conclusions de l\u2019\u00e9tude ne s\u2019appliqueraient donc pas n\u00e9cessairement \u00e0 des exploitations dont la production laiti\u00e8re serait plus faible. Ces vaches sont donc les plus susceptibles d\u2019\u00eatre expos\u00e9es aux cons\u00e9quences d\u2019une BEN \u00e0 savoir un manque de LH, une augmentation de la concentration en AGNE et une diminution de celles du glucose, de l\u2019insuline, de l\u2019IGF1 et donc une r\u00e9duction de la croissance folliculaire, de la qualit\u00e9 des ovocytes et de l\u2019embryon, une augmentation du catabolisme de la progest\u00e9rone et de l\u2019oestradiol, une r\u00e9duction de la manifestation de l\u2019\u0153strus et une augmentation de la fr\u00e9quence d\u2019utilisation de traitements inducteurs de l\u2019\u0153strus.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e confirme qu\u2019allonger le temps de r\u00e9cup\u00e9ration d\u2019une BEN par l\u2019allongement de la PA am\u00e9liore les indices de reproduction. Cet effet serait plus profitable aux primipares qu\u2019aux pluripares. Plus concr\u00e8tement, en allongeant de 80 jours la PA (120 vs 40 jours), on r\u00e9duit de 56 jours le temps n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une gestation (148 j vs 92 jours).\u00a0 De tels effets positifs ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 constat\u00e9s apr\u00e8s utilisation de protocoles Ovsynch entre 76 et 105 jours plut\u00f4t qu\u2019entre 60 et 75 jours (Stangaferro et al. J.Dairy Sci. 2018,101,717-735).<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude il est vrai, n\u2019a pas pris en consid\u00e9ration les vaches pr\u00e9sentant des infections ut\u00e9rines. On sait cependant le potentiel d\u2019autogu\u00e9rison manifest\u00e9 par les vaches au cours du postpartum. Cette observation constitue une justification suppl\u00e9mentaire \u00e0 l\u2019allongement de la PA.<\/p>\n<p>Plus concr\u00e8tement, une politique d\u2019allongement de la PA \u00e0 120 voire 180 jours r\u00e9duirait de 30 \u00e0 35 % le nombre d\u2019ins\u00e9minations n\u00e9cessaires par 10.000 kg de lait produits. Elle r\u00e9duirait le nombre de protocoles Ovsynch utilis\u00e9s pour la production de 1.000.000 kgs de lait (G40: 25,1\u00a0; G120: 7,1 et G180: 5,9). Cette r\u00e9duction de 75 % des protocoles hormonaux constituerait une avanc\u00e9e certaine pour les consommateurs.<\/p>\n<p>On doit une fois encore insister sur les param\u00e8tres prioritaires \u00e0 contr\u00f4ler pour optimiser le temps n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une gestation et donc la dur\u00e9e de la lactation.<\/p>\n<ul>\n<li>La s\u00e9lection de vaches dot\u00e9e d\u2019un potentiel de production laiti\u00e8re plus \u00e9lev\u00e9e s\u2019est accompagn\u00e9e d\u2019une augmentation du risque de <u>balance \u00e9nerg\u00e9tique n\u00e9gative<\/u> (BEN) et de ses effets n\u00e9gatifs sur la fertilit\u00e9 et donc la f\u00e9condit\u00e9. Le m\u00e9canisme de ses effets est de plus en plus connu.<\/li>\n<li>L\u2019importance de la BEN doit nous inviter \u00e0 son contr\u00f4le par l\u2019\u00e9valuation et l\u2019analyse r\u00e9guli\u00e8re des scores corporels notamment. Dans le cas pr\u00e9sent, les scores corporels au v\u00ealage (3,25) et 90 jours (2,5) plus tard ont \u00e9t\u00e9 comparables dans les trois groupes de vaches. Une diminution significative de 0,75 a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans les trois groupes entre le v\u00ealage et le 60<sup>\u00e8me<\/sup> jour du postpartum. Aucune diminution significative n\u2019a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e entre le 60<sup>\u00e8me<\/sup> et le 120<sup>\u00e8me<\/sup> ou entre le 120<sup>\u00e8me<\/sup> et le 180<sup>\u00e8me<\/sup> jour du postpartum.<\/li>\n<\/ul>\n<p>REFLEXIONS ET PERSPECTIVES<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de l\u2019\u00e9tude d\u00e9montrent si besoin \u00e9tait, la qualit\u00e9 du management nutritionnel et de reproduction de l\u2019exploitation concern\u00e9e. En t\u00e9moignent et pour exemple la production laiti\u00e8re (11.500 litres en 305 jours), les investissements en mati\u00e8re de d\u00e9tection des chaleurs, l\u2019\u00e9volution des scores corporels observ\u00e9e entre le v\u00ealage (3,25) et le 90<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0 jour (2,5) postpartum, l\u2019absence de diff\u00e9rence significative entre le v\u00ealage et la premi\u00e8re chaleur entre les trois groupes (62, 65 et 61 jours).<\/p>\n<p>Sans doute y a-t-il une limite \u00e0 pouvoir compenser par la seule optimisation de l\u2019alimentation les effets n\u00e9gatifs d\u2019une production laiti\u00e8re \u00e9lev\u00e9e (&gt; 40 kg) sur la physiologie de la reproduction. Un exemple le % de chaleurs d\u00e9tect\u00e9es au cours des 46 jours suivant la PAV de 40 jours a \u00e9t\u00e9 de 57 % chez les vaches \u00e0 plus de 40 litres et de 82 % chez celles \u00e0 moins de 40 litres. De m\u00eame le % de gestation moyen au cours des 46 jours suivant la fin de la PAV a \u00e9t\u00e9 de 42,9 % chez les vaches \u00e0 plus de 40 litres et de 55,4 % chez celles \u00e0 moins de 40 litres.<\/p>\n<p>Plus que jamais, il nous semble indispensable de devoir choisir une p\u00e9riode d\u2019attente volontaire qui tienne compte non seulement de la production laiti\u00e8re moyenne mais \u00e9galement des objectifs de long\u00e9vit\u00e9 des vaches de l\u2019exploitation, des frais alimentaires, de la pr\u00e9valence des pathologies et de l\u2019approche professionnelle de l\u2019\u00e9leveur et du v\u00e9t\u00e9rinaire. Semblable choix ne peut se faire sans donn\u00e9es qu\u2019elles soient zootechniques, pathologiques ou th\u00e9rapeutiques. Une chose sera de les collecter, un autre sera de les analyser au moyen d\u2019algorithmes adapt\u00e9s.<\/p>\n<p>La majorit\u00e9 des vaches laiti\u00e8res sont capables d\u2019avoir une dur\u00e9e de lactation bien sup\u00e9rieure \u00e0 celle classiquement recommand\u00e9e de 305 jours. Allonger la PA c\u2019est allonger la dur\u00e9e de la lactation et donc r\u00e9duire les p\u00e9riodes \u00e0 risque du postpartum sur la vie de l\u2019animal. A contrario, un allongement de la lactation pourrait se traduire par une augmentation du risque de mammites. Il faut \u00e9galement tenir compte du fait que cet allongement de la lactation ne devrait s\u2019envisager que pour les vaches qui t\u00e9moignent d\u2019une persistance accrue. On peut \u00e9galement s\u2019attendre \u00e0 ce que des animaux avec des p\u00e9riodes allong\u00e9es de lactation aient un risque accru d\u2019ob\u00e9sit\u00e9, les aliments distribu\u00e9s \u00e9tant moins utilis\u00e9s pour la production laiti\u00e8re. Par ailleurs, on sait en effet que toute augmentation de 5 kg de la production au tarissement augmente de 77 % le risque d\u2019infections mammaires (Rajala-Schultz et al. J. Dairy Sci. 88:577\u2013579).<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-image-element \" style=\"--awb-caption-title-font-family:var(--h2_typography-font-family);--awb-caption-title-font-weight:var(--h2_typography-font-weight);--awb-caption-title-font-style:var(--h2_typography-font-style);--awb-caption-title-size:var(--h2_typography-font-size);--awb-caption-title-transform:var(--h2_typography-text-transform);--awb-caption-title-line-height:var(--h2_typography-line-height);--awb-caption-title-letter-spacing:var(--h2_typography-letter-spacing);\"><span class=\" fusion-imageframe imageframe-none imageframe-1 hover-type-none\"><img decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"450\" title=\"Niozas 2019 PA et performances de reproduction Fig1\" src=\"https:\/\/www.rumexperts.vet\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Niozas-2019-PA-et-performances-de-reproduction-Fig1-scaled.jpg\" 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