{"id":2860,"date":"2024-03-24T17:03:05","date_gmt":"2024-03-24T16:03:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rumexperts.vet\/?post_type=training&#038;p=2860"},"modified":"2024-03-24T17:03:05","modified_gmt":"2024-03-24T16:03:05","slug":"100-jours-de-plus-en-moyenne-pour-obtenir-une-gestation-en-cas-dinfertilite","status":"publish","type":"training","link":"https:\/\/www.rumexperts.vet\/en\/training\/100-jours-de-plus-en-moyenne-pour-obtenir-une-gestation-en-cas-dinfertilite","title":{"rendered":"100 jours de plus en moyenne pour obtenir une gestation en cas d&#8217;infertilit\u00e9."},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container has-pattern-background has-mask-background nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap\" style=\"max-width:1248px;margin-left: calc(-4% \/ 2 );margin-right: calc(-4% \/ 2 );\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><p>REFERENCE\u00a0: \u00a0Perez-Martin CC, QuIntela LA. Current Insights in the Repeat Breeder Cow Syndrome. . Animals 2023, 13, 2187. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3390\/ani13132187\">https:\/\/doi.org\/10.3390\/ani13132187<\/a>\u00a0 .<\/p>\n<p>Le syndrome repeat-breeding (infertilit\u00e9) d\u00e9finit l\u2019\u00e9tat d\u2019une vache (ou d\u2019une g\u00e9nisse) non gestante apr\u00e8s deux ins\u00e9minations alors qu\u2019elle pr\u00e9sente des cycles r\u00e9guliers compris entre 17 et 25 jours et ne t\u00e9moigne d\u2019aucune pathologie ou anomalie anatomique susceptible d\u2019en \u00eatre \u00e0 l\u2019origine. Sa pr\u00e9valence est selon les \u00e9tudes comprise entre 6 et 36 %.<\/p>\n<p>Cette revue de la litt\u00e9rature (72 publications de ces 20 derni\u00e8res ann\u00e9es) dresse un \u00e9tat des lieux des connaissances relatives \u00e0 ce syndrome.<\/p>\n<p>ENDOMETRITE SUBCLINIQUE<\/p>\n<p>L\u2019endom\u00e9trite subclinique (ESC) se d\u00e9finit par la pr\u00e9sence intraut\u00e9rine d\u2019un % de polymorphonucl\u00e9aires (PMN) sup\u00e9rieur \u00e0 5 % chez la vache et 1 % chez la g\u00e9nisse. Son implication dans le repeat-breeding a ou non \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9. Ainsi, la pr\u00e9sence de PMN au cours de la semaine suivant l\u2019ins\u00e9mination a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme normale. \u00a0Invers\u00e9ment, elle alt\u00e8re le d\u00e9veloppement des embryons obtenus apr\u00e8s une superovulation. La probabilit\u00e9 d\u2019implantation de l\u2019embryon d\u00e9pend d\u2019un \u00e9tat d\u2019\u00e9quilibre entre les cytokines aux effets pro et antiinflammatoires. Les cytokines proinflammatoires ont la capacit\u00e9 d\u2019induire l\u2019activit\u00e9 des mucines endom\u00e9triales qui normalement doivent dispara\u00eetre avant l\u2019implantation de l\u2019embryon vers le 15<sup>\u00e8me<\/sup> jour de gestation sous l\u2019influence de la progest\u00e9rone. Les macrophages pr\u00e9sents dans l\u2019endom\u00e8tre pourraient \u00e9galement \u00eatre impliqu\u00e9s dans le syndrome de repeat-breeding. Le synchronisme entre l\u2019embryon et l\u2019ut\u00e9rus implique divers facteurs de croissance dont l\u2019epidermal growth factors (EGF).\u00a0 Le traitement intravaginal au moyen d\u2019osteopontine serait de nature \u00e0 favoriser la synth\u00e8se de cet EGF et \u00e0 r\u00e9duire le risque de repeat-breeding.<\/p>\n<p>OMICS<\/p>\n<p>Pour rappel, les OMICS (Omiques) font r\u00e9f\u00e9rence aux m\u00e9thodes d\u2019\u00e9tude des cellules et composants n\u00e9cessaires aux diverses fonctions d\u2019un corps humain ou animal. La g\u00e9nomique est consacr\u00e9e aux techniques d&#8217;\u00e9tude du g\u00e9nome entier. La transcriptomique d\u00e9signe les techniques d&#8217;analyse d&#8217;ARNm et du niveau d&#8217;expression des g\u00e8nes dans un tissu. La prot\u00e9omique \u00e9tudie la composition des prot\u00e9ines dans un tissu et la m\u00e9tabolomique \u00e9tudie les produits m\u00e9taboliques. La microbiomique s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019analyse des microorganismes qui colonisent le corps humain ou animal.<\/p>\n<p>Diverses \u00e9tudes relativent au microbiome vaginal et ut\u00e9rin ont confirm\u00e9 que son alt\u00e9ration pouvait \u00eatre \u00e0 l\u2019origine du repeat-breeding. Les \u00e9tudes m\u00e9tabolomiques ont identifi\u00e9 pas moins de 17 m\u00e9tabolites sp\u00e9cifiques aux repeat-breeders. La g\u00e9nomique a permis de constater que certains g\u00e8nes impliqu\u00e9s dans la maturation de l\u2019ovocyte ou le d\u00e9veloppement de l\u2019embryon sont moins ou plus exprim\u00e9s chez les repeat-breeders. La prot\u00e9omique a permis de confirmer que le liquide folliculaire et donc l\u2019environnement de l\u2019ovocyte pr\u00e9sentait des diff\u00e9rences chez les animaux infertiles. Ainsi, en est-il des lipolysaccharides qui accompagnent des inflammations telles que les endom\u00e9trites ou les mammites. Au total, c\u2019est pas moins de 8 prot\u00e9ines dont les concentrations intrafolliculaires seraient diff\u00e9rentes chez les animaux fertiles et infertiles.<\/p>\n<p>ANOMALIES ANATOMIQUES<\/p>\n<p>Les infections ut\u00e9rines peuvent \u00eatre responsables de st\u00e9noses ou d\u2019occlusions tubaires uni (24 % des cas) ou bilat\u00e9rales (20 % des cas), susceptibles de modifier la migration des spermatozo\u00efdes et\/ou de l\u2019embryon. Les cervicites peuvent \u00e9galement se manifester en l\u2019absence d\u2019endom\u00e9trites. Une mauvaise conformation vulvaire peut pr\u00e9disposer au pneumovagin et aux infections vaginales et ut\u00e9rines.<\/p>\n<p>NUTRITION<\/p>\n<p>Nombreuses sont les \u00e9tudes qui ont d\u00e9montr\u00e9 l\u2019impact n\u00e9gatif exerc\u00e9 par diverses carences qualitatives et\/ou quantitatives d\u2019origine nutritionnelle. A titre d\u2019exemples on peut citer les antioxydants, un bilan \u00e9nerg\u00e9tique n\u00e9gatif, les vitamines A et E. Force est de constater cependant l\u2019absence de biomarqueurs sp\u00e9cifiques \u00e0 ce syndrome.<\/p>\n<p>HORMONES<\/p>\n<p>La progest\u00e9rone constitue un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 de l\u2019obtention d\u2019une gestation. Son exc\u00e8s en \u0153strus ou l\u2019insuffiance de sa concentration en metoestrus consituent des facteurs de risque accru d\u2019anovulations (kystes ovariens), d\u2019alt\u00e9ration de la maturation ovocytaire ou de mortalit\u00e9s embryonnaires tr\u00e8s pr\u00e9coces. Le repeat-breeding s\u2019accompagne de concentrations plus \u00e9lev\u00e9es en oestradiol lors de l\u2019\u0153strus et de concentrations moindres en AMH (Anti Mullerian Hormone).<\/p>\n<p>STRATEGIES THERAPEUTIQUES<\/p>\n<p>Le pronostic reproducteur d\u2019un animal infertile est relativement mauvais. En l\u2019absence de gestation au bout de trois ins\u00e9minations, la probabilit\u00e9 de l\u2019obtenir au bout de 210, 300 et 435 jours du postpartum est respectivement de 31.4, 50.0, et 58.1%.\u00a0 Les intervalles moyens entre le v\u00ealage et la gestation \u00e9tant de 114 jours chez des animaux fertiles et de 211 jours chez des animaux infertiles (Yusuf et al. 2010).<\/p>\n<p>La publication de Perez-Martin et QuIntela fait \u00e9tat de divers traitements combinant ou non GnRH, progest\u00e9rone, PGF, hCG ou encore recourant \u00e0 des injections intraut\u00e9rnes d\u2019antibiotiques, intravaginales d\u2019ost\u00e9opontine ou IM d\u2019insuline. Selon les cas, des am\u00e9liorations significatives ou non ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es. Le cas \u00e9ch\u00e9ant, elles sont relativement peu importantes et ne donnent pas \u00e0 penser que ces traitements puissent constituer une solution au probl\u00e8me. Le recours au transfert d\u2019embryons dits th\u00e9rapeutiques pourrait constituer une alternative en p\u00e9riode de stress thermique. L\u2019effet de la scopolamine, un parasympaticolytique, m\u00e9riterait peut-\u00eatre des investigations compl\u00e9mentaires (Rizzo et al. 2023).<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-image-element \" style=\"--awb-caption-title-font-family:var(--h2_typography-font-family);--awb-caption-title-font-weight:var(--h2_typography-font-weight);--awb-caption-title-font-style:var(--h2_typography-font-style);--awb-caption-title-size:var(--h2_typography-font-size);--awb-caption-title-transform:var(--h2_typography-text-transform);--awb-caption-title-line-height:var(--h2_typography-line-height);--awb-caption-title-letter-spacing:var(--h2_typography-letter-spacing);\"><span class=\" fusion-imageframe imageframe-none imageframe-1 hover-type-none\"><img decoding=\"async\" width=\"1900\" height=\"1062\" title=\"Perez Martin 2023 repeat breeding\" src=\"https:\/\/www.rumexperts.vet\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Perez-Martin-2023-repeat-breeding-scaled.jpg\" data-orig-src=\"https:\/\/www.rumexperts.vet\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Perez-Martin-2023-repeat-breeding-scaled.jpg\" alt class=\"lazyload img-responsive wp-image-2862\" srcset=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns%3D%27http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg%27%20width%3D%271900%27%20height%3D%271062%27%20viewBox%3D%270%200%201900%201062%27%3E%3Crect%20width%3D%271900%27%20height%3D%271062%27%20fill-opacity%3D%220%22%2F%3E%3C%2Fsvg%3E\" data-srcset=\"https:\/\/www.rumexperts.vet\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Perez-Martin-2023-repeat-breeding-200x112.jpg 200w, https:\/\/www.rumexperts.vet\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Perez-Martin-2023-repeat-breeding-400x224.jpg 400w, https:\/\/www.rumexperts.vet\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Perez-Martin-2023-repeat-breeding-600x335.jpg 600w, https:\/\/www.rumexperts.vet\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Perez-Martin-2023-repeat-breeding-800x447.jpg 800w, https:\/\/www.rumexperts.vet\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Perez-Martin-2023-repeat-breeding-1200x671.jpg 1200w, https:\/\/www.rumexperts.vet\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Perez-Martin-2023-repeat-breeding-scaled.jpg 1900w\" data-sizes=\"auto\" data-orig-sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 1200px\" \/><\/span><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":20,"featured_media":2861,"template":"","keyword":[],"theme":[88,135,142,59],"class_list":["post-2860","training","type-training","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","theme-alimentation","theme-environnement","theme-production-laitiere","theme-reproduction-en"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rumexperts.vet\/en\/wp-json\/wp\/v2\/training\/2860","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rumexperts.vet\/en\/wp-json\/wp\/v2\/training"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rumexperts.vet\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/training"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rumexperts.vet\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/20"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rumexperts.vet\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2861"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rumexperts.vet\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2860"}],"wp:term":[{"taxonomy":"keyword","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rumexperts.vet\/en\/wp-json\/wp\/v2\/keyword?post=2860"},{"taxonomy":"theme","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rumexperts.vet\/en\/wp-json\/wp\/v2\/theme?post=2860"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}