Quel programme hormonal pour synchroniser les chaleurs chez la génisse ?
Les protocoles de type OvSynch sont bien moins souvent utilisés chez la génisse que chez la vache. Il faut y voir la conséquence de moins bons résultats de gestation et d’une meilleure détection des chaleurs.
MATERIEL ET METHODES
Cette étude se propose de comparer l’efficacité de trois protocoles de synchronisation au moyen de trois groupes de génisses de race Holstein âgées de 368 ± 10J et dont le poids était compris entre 383 et 394 ± 34 kg. Toutes les premières inséminations ont étét réalisées au moyen de sperme sexé. Le premier groupe de génisses (n=317) a reçu trois injections à 14 jours d’intervalle d’une PGF2α suivi en l’absence d’insémination sur chaleurs détectées d’un protocole de type CoSynch (1). Le second groupe de génisses (n=334) a été traité par deux injections de PGF2α à 14 jours d’intervalle suivi en l’absence d’insémination sur chaleurs détectées d’un protocole de type CoSynch (2). Le troisième groupe de génisses (n=315) a été traité par un protocole de typeCoSynch. Ce protocole consistait en la mise en place durant 5 jours d’un CIDR qui s’accompagna au début d’une injection de GnRH et au retrait d’une injection de PGF2α, une insémination systématique et l’injection d’une seconde GnRH étant réalisée 72 heures plus tard (3). Ces trois protocoles avaient donc une période de reproduction respectivement égale à 45, 17 et 3 jours (Voir la figure).
Sur base d’une concentration en progestérone ≥1ng/ml 69 % et 84 % des génisses ont été considérées comme cyclées respectivement 14 jours et au début de la période de reproduction.
LEURS PRINCIPALES OBSERVATIONS
Le protocole de type CoSynch a pour avantage de réduire le délai d’obtention d’une gestation tout en réduisant les manipulations des animaux et le travail de détection des chaleurs. Il ne s’accompagne pas d’une réduction significative du pourcentage de gestation. Le choix d’une stratégie va donc dépendre des conditions d’élevage et des moyens humains disponibles.

