UNE GNRH LORS DE L’INSEMINATION N’AURAIT PAS LES EFFETS ESPERES
REFERENCE : Hubner AM et al. Effect of gonadotropin-releasing hormone administered at the time of artificial insemination for cows detected in estrus by conventional estrus detection or an automated activity-monitoring system. J. Dairy Sci. 2022, 105:831–841 https://doi.org/10.3168/jds.2021-21011.
JUSTIFICATIONS DE L’ETUDE
- L’injection d’une GnRH lors de l’œstrus ou au moment de l’insémination est depuis longtemps recommandée pour améliorer la fertilité compte tenu du fait que ce traitement favorise l’ovulation et induit un meilleur développement lutéal. Les résultats observés varient ou non avec le numéro de l’insémination, la nature et la dose de la GnRH, l’exploitation, le numéro de lactation, la saison, le niveau de production laitière etc….
- L’injection d’une GnRH serait davantage recommandable chez les vaches dont l’activité durant l’œstrus est moindre (enregistrement au moyen d’un système automatique (Burnett et al. 2019)
- Selon une metaanalyse, l’effet de la GnRh serait davantage observé chez les vaches infertiles (> 2 IA) et à une dose ≥250 µg (Morgan et Lean 1993).
- Le % d’anomalies d’ovulation (absence ou retard) serait plus élevé chez les vaches détectées en chaleur par observation visuelle (6,5 à 44 % : Sartori et al., 2004; López-Gatius et al., 2005) qu’au moyen d’un système automatique (1,3 à 5 % : Valenza et al., 2012; Schilkowsky et al., 2021).
LEURS QUESTIONS
Question 1 : l’injection d’une GnRH (100 µg d’acétate de gonadoréline) au moment de l’insémination améliore-t-elle le % de gestation dans les exploitations (398 vaches de 4 exploitations laitières : 11.800 à 14.097 kg/an) se basant sur l’observation visuelle des chaleurs ou l’utilisation de marqueurs de chevauchement ?
Réponse : aucun effet significatif sur les paramètres physiologiques et hormonaux étudiés ou sur les de gestation (Figures 1 et 2).
Question 2 : l’injection d’une GnRH (100 µg d’acétate de gonadoréline) au moment de l’insémination améliore-t-elle le % de gestation dans une exploitation (409 vaches: 10.100 kg/an) se basant sur la détection des chaleurs au moyen d’un collier d’activité (Heattime) ?
Réponse : aucun effet significatif sur les pourcentages de gestation (Figure 2).
MORALITE
Cet essai clinique nous invite à utiliser une GnRH que chez les vaches infertiles (> 2IA) exemptes de toute autre pathologie susceptibles d’expliquer leur infertilité (infections utérines cliniques ou subcliniques, pneumovagin) et ayant fait l’objet d’une détection optimale des chaleurs. Les hormones ne sont pas en reproduction LA solution.


