Le dextrose, une autre stratégie potentielle des endométrites.

REFERENCE : Ahmadi et al. Effects of hypertonic dextrose and paraffin solution as nonantibiotic treatments of clinical endometritis on reproductive performance of high producing dairy cows. Reprod. Dom. Anim, 2019, 54, 762-771.

POUR COMPRENDRE

  • L’endométrite est une infection uterine qui se traduit par des écoulements floconneux, mucopulents à purulents au-delà de la 3ème semaine du postpartum.
  • L’antibiorésistance est devenue une réalité.
  • Parce qu’indirectement la PGF2a induit une phase d’imprégnation oestrogénique elle constitue une stratégie recommandable chez les vaches cyclées présentant une endométrite.
  • Une solution à 50 % de dextrose inhibe la multiplication bactérienne et favorise les contractions utérines.
  • La paraffine a la capacité de favoriser l’afflux de neutrophiles.

LEUR PROTOCOLE D’ETUDE

Soit 2160 vaches laitières (50 litres en moyenne 35 jours postpartum) d’une grande exploitation en Iran, examinées manuellement par voie vaginale 30 jours après le vêlage. Toutes les vaches ont été inséminées après traitement au moyen d’un protocole hormonal mis en place 50 jours postpartum.

5 groupes thérapeutiques ont été distingués.

  • OTC (n = 305) : traitement IUt au moyen d’une solution à 10 % d’oxytetracycline (5 g/vache)
  • PGF (n = 510) : injection IM de 500 mg de cloprostenol en presence d’un corps jaune. En l’absence de corps jaune injection de 100 mcg de gonadoréline suivie 11 jours plus tard d’une injection de 500 mcg de PGF2a.
  • DEX (n = 354) : injection IUt de 200 ml d’une solution de dextrose 50 %.
  • PAR (n = 439) : injection IUt de 100 ml d’une solution de paraffine liquide.
  • TEM : groupe de 2.160 vaches sans signes cliniques d’endométrite.

LEURS OBSERVATIONS

  • La prevalence d’endométrite a été de 41.6 %.
  • L’intervalle médian (50 % des vaches) entre le vêlage et la gestation a été de 101, 110, 110, 109 et 133 jours respectivement pour les groupes TEM, PGF, OTC, DEX et PAR.
  • Le nombre moyen d’IA par gestation a été de 2.12 chez les vaches témoins et de 2.26 chez les vaches atteintes d’endométrites.

CONCLUSION

Compte tenu du manque d’efficacité (largement reconnu par différentes études) des traitements des métrites et endométrites au moyen d’antibiotiques, ne serait-il pas opportun d’envisager d’autres approches comme celle proposée par cette étude, une étape essentielle demeurant à savoir celle d’identifier aussi précocément que possible avec une méthode appropriée les vaches devant en faire l’objet ?