LES OVULATIONS MULTIPLES CHEZ LA VACHE : COMPRENDRE LE MECANISME HORMONAL
Différentes études ont confirmé que le risque d’ovulations multiples augmente systématiquement lorsque l’émergence d’une vague de croissance folliculaire apparaît dans un environnement progestéronique faible qui classiquement s’accompagne de concentrations plus élevées en FSH et en LH avant et après le moment de la déviation et de concentrations plus élevées en oestradiol avant et après cette déviation. Ainsi, le risque d’ovulations multiples diminue avec le numéro d’ovulation au cours du postpartum (Voir figure). Le nombre de vagues de croissance folliculaire qui n’aboutissent pas à une ovulation est plus élevé avant l’apparition d’une ovulation multiple que simple (Kusaka et al. Theriogenology 2017,91,98). Par ailleurs, la présence d’une codominance (deux follicules dominants) au cours de la première vague de croissance folliculaire est plus élevée que lors de la deuxième et troisième vague en cas d’ovulations multiples (Kulick et al. Biol. Reprod. 2001, 65, 839–846 ; Sartori et al. J. Dairy Sci. 2004, 87, 905–920).
Il semble que le risque d’ovulation multiple soit indépendante de la concentration en inhibine un inhibiteur folliculaire de la FSH (Kulick et al. Biol. Reprod. 2001, 65, 839–846) même si une diminution de la concentration en inhibine 30 à 12 heures avant la déviation a été observée chez les vaches qui présentent une ovulation multiple ( Lopez et al. Biol. Reprod. 2005, 72, 788–795).
L’insulin growth factor (IGF) pourrait être impliqué sa concentration étant plus élevée chez les vaches avec ovulations multiples lors de la première ovulation postpartum (Macmillan et al. Can. J. Anim. Sci. 2018). Cet IGF1 contribue à l’augmentation de la synthèse d’oestradiol par les follicules antraux et les prépare à la diminution de la FSH et à l’augmentation de la LH. La concentration de l’IGF1 augmente lors de la distribution d’une ration riche en énergie (Silva et al. Theriogenology 2009, 71, 1193–1208) et notamment en amidon (Subramaniam et al. J. Dairy Sci. 2016, 99, 2762–2774).

