L’hCG : NE PENSEZ PAS Y TROUVER LA SOLUTION POUR AUGMENTER LES % DE GESTATION

CONTEXTE

REFERENCE : Cunha TO et Martins JPN. Effects of human chorionic gonadotropin on follicular and luteal dynamics and fertility in cattle. J. Dairy Sci. 105:8401–8410 https://doi.org/10.3168/jds.2022-21991.

En 1927, Ascheim et Zondek observe que l’urine de femme enceinte renferme une substance capable d’induire chez la souris  la maturation et la lutéinisation des follicules. L’hCG (Human Chorionic gonadotropin) plus connue sous le nom commercial de Chorulon est tout comme la FSH et la LH une glycoprotéine dont la sous-unité β présente 80 à 85 % d’homologie avec la LH ce qui la rend capable de se fixer à ses récepteurs et d’avoir une demi-vie plus longue (22.8 ± 2.3 h vs 0.4 ± 0.2 h). Une fois injectée, La concentration plasmatique de l’hCG augmente 2 heures après son injection, présente une concentration maximale au bout de 4 heures et durant 4 à 12 heures et retourne à ue concentration minimale au bout de 72 heures. Par comparaison, le pic naturel de LH a une durée de 10 heures et celui induit par induit par l’injection de la GnRH dure 5 heures.

Injectée entre les jours 6 et 13 du cycle, l’hCG (3.000 UI) contribue à augmenter la concentration de la progestérone soit en induisant l’ovulation du follicule présente et la formation d’un corps jaune accessoire, soit par un effet direct sur le corps jaune présent. Cette injection s’accompagne d’une augmentation de la durée du cycle, du fait que la 2ème vague apparaît plus précocement mais s’atrésie plus rapidement, induisant l’apparition d’une 3ème vague.

A la différence de la GnRH, l’hCG agit indépendamment de l’hypophyse et donc indépendamment de la concentration en progestérone, connue pour son effet retro-actif négatif sur la LH. La dose de 2.500 UI a été recommandée pour l’obtention d’un effet ovulatoire.

Le remplacement de la 1ère injection de GnRH par l’hCG dans les protocoles de type Ovsynch n’a pas eu les effets escomptés. L’hypothèse d’une demi-vie plus longue de l’HCG et donc d’un effet négatif sur la qualité de l’ovocyte a été avancée. Elle devrait être confirmée. De même son administration à la dose de 1000 UI 2 à 7 jours après l’insémination s’accompagnerait d’une réduction du pourcentage de vaches pluripares détectées en chaleurs.

La progestéronémie conditionne le développement de l’embryon. L’injection d’hCG 5 jours après une IA augmente le % de gestation chez les primipares. Ce type de protocole à base d’HCG ou de GnRH n’aurait un effet que sur les vaches plus à risque d’infertilité.