LA LATERALITE DU FOLLICULE DOMINANT DE LA 1ère VAGUE A AUSSI SON IMPORTANCE
CE QU’ON SAIT DEJA
L’embryon passe ses 5 premiers jours d’existence dans l’oviducte
La concentration en oestradiol de l’oviducte ipsilatéral au follicule ovulatoire est plus élevée que dans l’oviducte contralatéral. De cette concentration comme de celle de la progestérone va dépendre la qualité du développement de l’embryon.
Le follicule dominant de la 1ère vague se développe autant ipsilatéralement que contralatéralement au corps jaune faisant suite à l’ovulation.
Ce follicule dominant synthétise de l’oestradiol.
HYPOTHESE
La concentration en oestradiol peut être différente dans l’oviducte ipsilatéral que contralatéral ce qui indirectement pourrait influencer la qualité du développement de l’embryon et donc la fertilité.
MATERIEL ET METHODES
Les auteurs de l’étude ont réalisé un suivi échographique de 350 inséminations de vaches (238) et génisses (112) Holstein 5 à 6 jours après l’insémination pour identifier la présence d’un seul follicule dominant (FD) de plus de 12 mm. Si l’animal présentait deux FD, il a été exclu de l’étude. Si le FD identifié n’a pas présenté de croissance au cours des 2 à 3 jours suivant, l’animal a été exclu de l’étude.
OBSERVATIONS
L’hétérolatéralité du FD s’accompagne d’une augmentation significative (P<0.01) du % de gestation tant chez les génisses que chez les vaches. La saison, le poids, le nombre de jours de lactation, la production laitière ou le score corporel n’ont pas d’effets.
EXPLICATIONS
Il n’est pas exclu mais il reste à démontrer et surtout à expliquer les effets locaux sur l’oviducte et la corne utérine de l’oestradiol et de la progestérone synthétisé par le FD et le CJ, l’oestradiol pouvant exercer ses effets sur l’oviducte et la corne et/ou sur le CJ ipsilatéral. Il en résulterait un effet différent possible suivant la localisation du follicule de l’hCG ou d’une GnRH injectée en métoestrus pour renforcer la synthèse de la P4.
Lors d’un TE, il serait intéressant de vérifier non seulement le diamètre du CJ mais également la latéralité du FD présent. Le cas échéant, il serait intéressant d’étudier l’effet d’une injection d’hCG ou de GnRH sur les seuls animaux présentant un FD du même côté que le CJ.

