L’ECHOGRAPHIE EN REPRODUCTION DES PETITS RUMINANTS : PAS SEULEMENT POUR LES CONSTATS DE GESTATION

Les auteurs de l’étude (REFERENCE : Balaro MFA et al. Ultrasound diagnosis in small ruminants: occurrence and description of genital pathologies. Vet. Sci. 2022) ont mis à profit les capacités de l’échographie pour faire l’inventaire des pathologies génitales chez 1688 brebis et 55 béliers (11 troupeaux) et 1704 chèvres et 16 boucs (10 troupeaux) au Brésil. Ils ont pour ce faire utilisé une sonde linéaire de 7.5 MHz par voie transabdominale et/ou transrectale avec application d’un gel, les animaux étant en position debout.

La prévalence des anomalies génitales (7.0 % au total des deux espèces de petits ruminants) était significativement moindre chez la brebis (4.14 %) que la chèvre (8.98 %), aucune différence significative n’ayant été observée entre les béliers (43.6 %) et les boucs (56.2%). Les prévalences spécifiques sont présentées dans la figure jointe. L’hydromètre est la pathologie la plus importante chez la chèvre surtout (50.98 % des pathologies identifiées et 4,7 % par rapport au nombre total de chèvres examinées) tandis que que chez la brebis, les signes de mortalité embryonnaire (22,85 % des pathologies identifiées) et l’hyperplasie kystique endométriale (21 % des pathologies identifiées) sont les pathologies les plus fréquentes.  La connotation génétique de l’hydromètre est le plus souvent décrite. Les pertes embryonnaires font suite à des causes infectieuses, génétiques voire alimentaires. L’hyperplasie endomériale kystique peut faire suite à l’absorption prolongée de phytooestrogènes. Chez les mâles, la microlithiase testiculaire est la plus fréquente. Elle augmente avec l’âge.

La publication présente diverses illustrations des pathologies identifiées.

Notre expérience (voir figure ci-jointe) vous invite à bien identifier les cas d’hydromètres lors de constats de gestation chez la brebis mais surtout chez la chèvre et le cas échéant à réformer les animaux concernés.