Je rumine, tu rumines, nous ruminons.

Debout mais surtout couchée, la vache passe 7 à 8 heures par jour à ruminer. Plus genéralement le comportement alimentaire peut se mesurer par le temps d’alimentation, la durée des repas et la durée de la ruminnation. Augmenter laf réquence des repas tout en en diminuant la durée contribue à augmenter la digestibilité. Le temps de rumination constitue un indicateur du vêlage comme de pathologies comme la mammite, la cétose, la boiterie, le déplacement de la caillette et la métrite. Sa modification peut augmenter le risque d’acidose. Cette activité essentielle peut se trouver modifiée par divers facteurs comme la qualité des fourrages, le vêlage, la hiérarchie sociale le stress thermique. On lira avec profit la synthèse de Llonch et al. Chicken or the Egg: The Reciprocal Association Between Feeding Behavior and Animal Welfare and Their Impact on Productivity in Dairy Cows. Front. Vet. Sci., 05 December 2018 | https://doi.org/10.3389/fvets.2018.00305

La metaanalyse de 8 articles concerne 1549 vaches laitères. Elle confirme que :

  • Sept deux jours avant le vêlage, le temps de rumination moyen des vaches saines est significativement supérieur à celui des vaches présentant par la suite une métrite ou une cétose.
  • Trois à quatorze jours après le vêlage, le temps de rumination moyen des vaches saines est significativement supérieur à celui des vaches présentant une métrite. Aucune différence n’a été observée pour la cétose. On peut y voir la conséquence du seuil différent en BHB pris en compte par les études. Le temps de rumination après le vêlage peut également dépendre de la qualité de la ration, du niveau de production laitière, du numéro de lactation.