L’echo-doppler est-il adapte au constat de non-gestation chez la vache ?
REFERENCE : Gnemmi GM et al. Use and adequacy of non-pregnancy diagnosis in cow. Which future? Reprod Dom Anim. 2022;57(Suppl. 5):45–52.
On le sait, il est plus important de pouvoir identifier les animaux non gestants que ceux qui le sont, les premiers à la différence des seconds pouvant faire l’objet d’une intervention thérapeutique propre à obtenir plus rapidement une gestation.
L’écho-Doppler couleur est de plus en plus utilisé en reproduction bovine. Si vous voulez en savoir plus je vous invite à ouvrir ce lien https://www.thinglink.com/card/1165576796733702147 . Je me limiterai à vous rappeler quelques facteurs limitants de son utilisation dans le contexte du constat négatif de gestation (Voir article référencé).
Ils constituent autant de raisons explicatives de faux positifs.
- Le moment de la lutéolyse peut dépendre du nombre de vagues de croissance folliculaire (2 vs 3). Elle débute respectivement vers le 16ème et le 19ème jour du cycle selon que ce dernier comporte 2 ou 3 vagues de croissance folliculaire. Aussi un examen posé vers le 19ème-20ème jour du cycle peut être faussement positif, le corps jaune identifié résultant d’u cycle à 3 vagues.
- Le degré de vascularisation du corps jaune présente des variations individuelles. Il n’est donc pas aisé de déterminer le moment optimal de l’examen échographique.
- Chez les vaches laitières hautes productrices, la majorité des mortalités embryonnaires apparaissent entre le 6ème et le 25ème jour de la gestation. Si elle survient vers le 13ème-14ème jour de gestation, la lutéolyse peut être retardée et la phase dioestrale allongée.
- Lors d’endométrite subclinique ou clinique parfois constatée après une insémination, on peut observer une augmentation de la synthèse de PGE, responsable d’une inhibition de la lutéolyse.

