LE CORPS JAUNE CHEZ LA VACHE N’EST PAS TOUJOURS A LA HAUTEUR

CONTEXTE

Vous le saviez sans doute mais rien de tel qu’un petit rappel

Personne ne remettra en question l’importance d’une concentration en P4 suffisante au cours de la phase lutéale suivant une IA. Une démonstration indirecte peut en être trouvée dans l’impact positif que peuvent avoir des traitements à base de GnRH, hCG ou encore de progestérone lors de l’IA ou de la première semaine de la gestation. Pour vous en convaincre relisez les publications de Nascimento et al. . J. Dairy Sci. 2013, 96, 2873–2882, Yan et al. , Theriogenology 2016, 85, 1390–1398 et de Besbaci et al. J. Dairy Sci. 2020, 103, 2006–2018. Je m’en suis déjà fait l’écho sur votre page Facebook préférée. Durant la période embryonnaire tardive, un effet positif  de la GnRH n’a été observé que lors de gestation gémellaire et celui de la progestérone que si un seul corps jaune était présent.

Mais comment identifier une fonction lutéale « anormale »

On le sait une augmentation de la production laitière (> 40 kg/J) est associée à celle du catabolisme de la progestérone. Le stress thermique contribue également à réduire la synthèse de la progestérone. Le profil d’augmentation de la progestérone après une IA est également important puisque la fertilité est optimale quand une concentration > 5 ng est obtenue 7 à 11 jours après l’IA. En pratique, ce type de profil ne peut s’envisager que par le dosage en ligne (Herd navigator) de la progestérone. L’échographie Doppler offre de nouvelles perspectives puisque la progestéronémie est proportionnelle au degré de vascularisation du corps jaune. Il reste cependant à en déterminer le degré de relation lors de la période embryonnaire tardive.