LES SUBSTANCES UTEROTONIQUES NE SERVIRAIENT A RIEN POUR TRAITER LES METRITES CLINIQUES/PUEPERALES
Selon une enquête que nous avions menée auprès de 300 vétérinaires européens, nous avions pu observer qu’une fois sur trois (31,3 %) les confrères avaient recours à un traitement non anti-infectieux pour traiter une métrite puerpérale/clinique. Ce traitement consistait en l’injection d’une PGF2a (16,4 %), d’une ocytocine (6,6 %), d’une carbetocine (1,6 %) ou de Ca (3,9 %) ou de Ca/Mg (8,4 %) pour ne citer que les substances aux effets utérotoniques. (Voir la figure).
Cette publication vient de démontrer à partir d’études conduites in vitro 9.4 ± 4.9 jours (moyenne) après le vêlage que
- Le poids des utérus infectés (6.83 ± 3.85 kg) n’est pas significativement différent de celui des utérus sains (2.01 ± 0.23 kg).
- La métrite puerpérale/clinique n’exerce pas d’effets inhibiteurs sur la contractilité myométriale.
- Les contractions impliquent davantage les fibres longitudinales (plus largement impliquées dans la rétraction utérine liée à l’involution) que circulaires (responsables de a réduction du diamètre des cornes).
- Les substances utérotoniques ne seraient donc pas indiquées pour traiter ces métrites.
MORALITE : et si nous vérifions davantage la calcémie de nos vaches en postpartum ?

