J0 – J21 POSTPARTUM : UNE PERIODE A HAUT RISQUE PARTIE 2. EFFETS SUR LA REPRODUCTION.
REFERENCE : Carvalho et al. Long-term effects of postpartum clinical disease on milk production, reproduction, and culling of dairy cows. J. Dairy Sci. 2019, 102:11701–11717.
Les principaux effets sur les performances de reproduction sont présentés dans la figure annexée.
Ces performances ne concernent que 4333 vaches, 752 (14,7 %) ayant été réformées.
Les chiffres présentés apportent quelques commentaires.
- La durée moyenne de la période d’attente a été de 81 jours. Elle n’a pas été influencée par la présence ou non d’une ou de plusieurs pathologies ni par leur nature.
- 86,5 % des vaches inséminées ont été confirmées gestantes 45 jours après leur insémination. Ce % a été de 7% plus élevé en l’absence de pathologies (88,4 vs 81,4 % P<0.01). Seules les pathologies utérines (rétention, métrite) ont eu un effet négatif sur ce %.
- L’intervalle moyen entre le vêlage et la gestation a été significativement plus court en l’absence de pathologies (133,5 ± 1,2) qu’en présence d’une (145,5 ± 2,4) ou de plusieurs pathologies (157,2 ± 7,1).
- Le % de vaches qui ont eu un vêlage a été de 68,8 %. Ce % a été influencé significativement par la présence ou non d’une pathologie (72,8 vs 58,1 %) et par leur nombre. Il n’y a pas eu de différence entre les deux groupes de pathologies : utérines (RP, métrite) et non-utérines. Ces deux types de pathologies ont eu un effet additif.
- Le % de gestation par insémination n’a pas été influencé significativement par la présence ou non d’une pathologie (30,7 vs 27,0 %) ni par leur nombre, ni par leur nature (utérine vs non-utérine). Cependant cette présence d’une pathologie a réduit le % de gestation durant les périodes 56 à 100 et 101 à 150 du postpartum mais pas entre 151 à>200j.
- La présence d’une pathologie a contribué a augmenté la mortalité embryonnaire après le 45ème jour de gestation (23,6 vs 13,9 %). Le nombre de pathologies n’a pas eu d’effet mais les pathologies utérines se sont accompagnées d’un % significativement (P<0.01) plus élevé de ME (24,7 vs 16,7 %), ce % étant encore supérieur quand elles étaient associées à une pathologie non-utérine (34,4 %).
QUE RETENIR ?
La situation décrite s’est traduite par une réduction de de 19 % du % de gestation sur base d’un constat posé après le 45ème jour et de 31 % sur base du vêlage éventuellement observé 7 mois plus tard. Elle s’accompagne donc également d’une augmentation de la ME. Il est intéressant d’observer que cet effet négatif s’exerce surtout pour les IA réalisées avant le 150ème jour du postpartum. Cela confirmerait l’effet à long terme des pathologies détectées. Ces effets seraient médiés au travers des processus inflammatoires par une réduction de la qualité des ovocyteset de celle de l’endomètre dont la fonction histotrophe est essentielle à son processus d’élongation entamé au 16ème jour suivant la fécondation.
A SUIVRE : Partie 3 : les effets sur les réformes

